Autres pays producteurs de thé

Thés d’Asie

Indonésie

Depuis le début du XIXe siècle, Sumatra et Java produisent du thé à partir de plants d'Assam. Cinquième producteur mondial, l'Indonésie donne des thés plutôt corsés et ronds s'accommodant assez bien du lait, surtout pour les feuilles brisées.

Viêt-nam

Gros producteur avant la guerre, le Viêt-nam a repris ces dernières années la culture du thé, essentiellement sur les hauts plateaux. Ce pays est aujourd'hui le dixième producteur mondial.

    
Asie

Malaisie

Petit producteur, la Malaisie donne des thés noirs peu corsés.

Sikkim

Ce petit état himalayen donne un thé fin et aromatique, très voisin des meilleurs Darjeeling, dont il est géographiquement proche.

Bangladesh

Proche de l'Assam, le thé du Bangladesh pousse au nord du pays, à la frontière indienne. Coloré et aromatique, il supporte un peu de lait.

De la Mer Noire à la Mer Caspienne

Arrivé dans cette région par différentes routes, le thé fut d'abord un produit de consommation que l'on faisait venir de loin avant de faire l'objet, bien plus tard, d'une mise en culture. C'est surtout grâce aux Mongols et aux marchands de la Route de la soie que le thé parvint chez les Russes, les Turcs, les Perses, mais aussi chez les Kirghiz, les Turkmènes et les Ouzbeks… Vers la fin du XIXe siècle et au début du XXe, on réussit, après de nombreuses tentatives, à pratiquer la culture du thé dans les massifs montagneux situés entre la Mer Noire et la Mer Caspienne.

Spécialistes du thé noir préparé dans un samovar, l'Iran, la Turquie et la CEI produisent en grande partie pour leur propre consommation. 

     De la Mer Noire à la Mer Caspienne

L'ex-URSS, avec ses plantations situées en Géorgie a été, par le passé, le cinquième producteur mondial. On se gardera de confondre les thés de ce pays, parfois qualifiés de « thés à la russe » à cause de leur usage en samovar, avec les « Goûts Russes », appellation désignant des mélanges de thés noirs chinois, parfumés ou non, et qui furent mis à la mode par la cour de Russie à la fin du XIXe siècle.


Turquie

Comme dans de nombreux pays de cette région, la consommation du thé a précédé sa culture, et c'est au XVIe siècle que cette boisson fut introduite à la cour ottomane. La culture, quant à elle, débuta dans les années 1920, à partir de graines provenant de l'Union soviétique. Les plantations occupent la côte sud de la Mer Noire entre Rize et Trabzon et sont souvent de petite taille : on y pratique plutôt une culture de coopérative. La Turquie est le sixième producteur mondial de thé, sa production couvrant sa propre consommation et lui permettant d'exporter un peu. Puissant et parfumé, le thé à la turque est infusé séparément dans une théière placée sur une bouilloire d'eau bouillant en permanence. Dans de petits verres, on verse d'abord le thé concentré puis l'eau en quantité variable, selon la force désirée; açik çay - thé léger, koyu ou demli pour le thé fort, chacun le sucrant ensuite à son goût.

Géorgie

Rare pays, avec le Japon, à avoir mécanisé la récolte du thé, la Géorgie figure parmi les petits pays producteurs. Les théiers, cultivés sur la rive est de la Mer Noire, ont été sélectionnés pour leur robustesse et sont particulièrement résistants au froid : les jardins géorgiens sont parmi les plus au nord de la planète et les hivers y sont plus rudes que dans toute autre plantation. Si les thés produits par ce pays ne peuvent être comparés à de bons crus, ils n'en demeurent pas moins de bons thés noirs pour toute la journée.

Iran

La consommation de thé en Iran remonte à la fin du XVe siècle et doit son développement à la difficulté d'acheminer le café, alors très apprécié dans le pays, mais très difficile à faire venir des pays producteurs. Empruntant la Route de la soie, le thé supplanta peu à peu ce dernier dans les goûts et habitudes mongols.
Il faut attendre la fin du XIXe siècle pour qu'une première tentative de culture de théiers soit faite et le début du XXe pour que la première récolte de thé iranienne soit vendue sur le marché local. Les plantations se développent alors rapidement dans la province de Gilan, située entre le sud de la Mer Caspienne et les Monts Elbourz. A partir de 1920, la production prend un réel essor. L'Iran est aujourd'hui le huitième producteur mondial et consomme la quasi-totalité de son thé.

Thés d'Afrique

 

L'introduction du thé en Afrique remonte à la fin du XIXe siècle. Elle débuta d'abord en Afrique du Sud, où les Anglais en développèrent la culture pour s'assurer de nouvelles sources d'approvisionnement. A leur suite, des colons allemands expérimentèrent la culture du thé sur les pentes du Mont Cameroun ainsi qu'en Tanzanie. Au cours du XXe siècle, de nombreux pays se sont convertis à la théiculture, et le continent africain représente aujourd'hui un des acteurs essentiels sur le marché mondial du thé. Les thés produits sont à la fois issus du procédé orthodoxe, qui donne les thés en feuilles entières ou brisées, et également du CTC, « crushing-tearing-curling », littéralement broyage-déchiquettage-enroulage, un processus mécanique qui transforme la feuille de thé en toutes petites perles, destinées aux thés en sachets. Aujourd'hui une douzaine de pays africains produit du thé noir, de qualité inégale selon les provenances, et les experts du Palais des Thés ont choisi de ne retenir la production que de certains d'entre eux.

     Afrique

Kenya

Le Kenya est aujourd'hui le quatrième producteur mondial, avec environ 8% de la production. La quasi-totalité des thés originaires de ce pays sont des CTC et le jardin de Marynin, avec sa production de thé orthodoxe, reste une exception.

Rwanda

La production du Rwanda est tout à fait mineure, rapportée à l'échelle mondiale, mais ce pays propose quelques thés de qualité très intéressante.

Ile Maurice

Proche de la Réunion, l'île Maurice produit différents thés dont le plus célèbre est apprécié pour son goût vanillé.

Afrique du Sud

Originaire d'Afrique du Sud, le Rooibos bush, de son vrai nom Aspalathus linearis, est une plante différente du théier, donnant une boisson agréable, sans aucune théine et quasiment dépourvue de tanin.

Thés d’Amérique du Sud

Complètement inconnus des consom- mateurs européens, les thés d'Amérique du Sud, qui ne peuvent prétendre rivaliser avec les grands thés d'Inde ou du Sri Lanka, mais dont les caractéristiques sont proches, restent encore à découvrir.

Argentine

Onzième producteur mondial, l'Argentine pratique véritablement la culture du thé depuis une soixantaine d'années. La quasi-totalité des plantations se trouve à la frontière avec le Brésil, dans la région de Misiones.

Maté

Le maté n'est pas issu du théier mais d'une plante originaire d'Amérique du Sud, très riche en caféine. On l'appelle aussi « Thé des Jésuites ».

Brésil

Producteur marginal, le Brésil propose quelques thés brisés.


Voir notre sélection de thés de ces pays

 

Népal