Thé et santé

Dès son apparition en Asie, le thé fut considéré comme un aliment bienfaisant pour l'organisme. Les références les plus anciennes sur le thé dont dispose l'historien mettent en avant ses propriétés médicinales : le thé était utilisé à l'origine sous forme de pâte, en cataplasme pour combattre les rhumatismes. A leur manière, les légendes sur le thé, qu'elles soient chinoises, indiennes ou japonaises, illustrent toutes les propriétés stimulantes et tonifiantes du thé.
L'Empereur Shen Nong, père de la médecine et de l'agriculture chinoises, affirmait dans son Traité des Plantes que « le thé soulage la fatigue, fortifie la volonté, délecte l'âme et ranime la vue ». De nombreux bienfaits ont été perçus empiriquement par les buveurs de thé depuis plus de deux mille ans.


Les Xantines

Il existe trois Xantines dans le thé : la caféine, la théophylline et la théobromine. Il s'agit de substances organiques que l'on retrouve dans tous les types de thés, quelle qu'en soit la couleur.
Il faut savoir que caféine et théine sont une seule et même molécule. La teneur en caféine d'un thé dépend à la fois de la feuille utilisée, et de la saison de la récolte, les variations climatiques affectant la maturité de la feuille. Il est très facile de
« déthéiner » soi-même son thé sans en altérer la saveur : la caféine du thé étant un composant qui se libère dans les premières secondes de l'infusion, il suffit de rincer les feuilles avec une première eau frémissante que l'on jette au bout d'une dizaine de secondes.

Les tanins ou polyphénols

Les tanins ou polyphénols du thé sont des substances comparables aux tanins que l'on trouve dans le vin. Certaines qualités du thé, comme sa couleur, son corps ou sa puissance, dépendent directement de ces dérivés polyphénoliques et des transformations qu'ils ont pu subir. On reconnaît aisément un thé riche en tanins à l'astringence de sa liqueur, qui devient parfois de l'amertume lorsque le thé est trop infusé : les tanins se libèrent lentement mais de façon croissante, ainsi une infusion trop longue augmente considérablement leur concentration et donne au thé son amertume.
De nombreuses hypothèses scientifiques relatives à l'action antioxydante des polyphénols font l’objet de recherche. Présents en quantités importantes dans les fruits, les légumes, le vin rouge et le thé vert, les polyphénols joueraient un rôle essentiel dans la lutte contre les radicaux libres, responsables du vieillissement cellulaire. Ces recherches ne se font, en aucun cas, dans un cadre thérapeutique mais uniquement en termes de régime alimentaire préventif.

Thé, vitamines et minéraux

Le thé contient de la vitamine C (environ 250 mg pour 100 g de feuilles fraîches). En revanche, celle-ci est entièrement détruite dès lors qu'elle est infusée dans une eau supérieure à 30°C. Le thé ne peut donc pas se prévaloir d'un apport en vitamine C.
Le thé contient également de la vitamine P, des vitamines du groupe B et des minéraux comme le potassium et le fluor.

Le thé et le fer

On entend souvent dire que boire du thé ferait baisser le taux de fer présent dans le corps humain.
En effet, les tanins présents dans le thé, intéressants à plusieurs titres pour la santé, ont un défaut : ils empêchent le fer des aliments d'être absorbé complètement par l'organisme lors de la digestion. Une consommation très importante de thé quotidienne (plus de 1,5 litre par jour) pourra avoir des conséquences sur l'assimilation du fer par l'organisme. Cela ne pose pas de problème particulier si le buveur de thé ne souffre pas de carence en fer et que son alimentation est équilibrée. Dans le cas contraire, il est conseillé d'attendre 40 minutes après le repas pour boire du thé.
Le fer assimilable par le corps humain se trouve essentiellement dans les viandes, beaucoup moins dans les végétaux. Une personne végétarienne sera donc plus exposée à une carence en fer. Les femmes enceintes sont également concernées : pendant cette période, mieux vaut aussi limiter sa consommation de thé.

Recettes au thé