Une différence essentielle : l’oxydation
Le thé vert est non oxydé. Immédiatement après la cueillette, ses feuilles sont chauffées (suivant un étuvage à la vapeur au Japon, par torréfaction au wok en Chine) afin de neutraliser l’oxydase, l’enzyme responsable de l’oxydation. Ce traitement rapide permet de conserver leur couleur verte et leur richesse en antioxydants.
Le thé noir, lui, subit une oxydation complète. Les feuilles sont flétries, roulées puis exposées à l’air libre jusqu’à obtenir une oxydation totale de la feuille. Ce processus transforme leur structure chimique, fonce leur couleur et développe des arômes profonds et complexes.
Et les autres couleurs de thé ?
À mi-chemin entre vert et noir, le thé oolong est partiellement oxydé. Il offre une palette aromatique riche : faiblement oxydé, il révèle des notes florales, parfois beurrées et lactées ; fortement oxydé et parfois torréfié, ce sont plutôt ses parfums boisés et pyrogénés qui s'expriment.
Le thé blanc pour sa part est un thé très peut transformé. Après une cueillette souvent fine ou impériale, il est juste flétri puis séché ; de ce fait, une faible oxydation marginale peut avoir lieu.
Le thé sombre est, lui, un thé fermenté (ou post-fermenté). C’est son vieillissement qui va contribuer au développement de ses parfums évoquant parfois les champignons ou l’humidité des sous-bois.