Comment est fabriqué le matcha ?

Les secrets d'une fabrication ancestrale

Parmi les trésors de la culture japonaise, le thé matcha occupe une place à part. Cette fine poudre d’émeraude est le fruit d’un savoir-faire artisanal d’une grande précision. Car déguster un matcha, c’est savourer la plante dans son intégralité.

Mais comment passe-t-on d’un théier sur les collines japonaises à cette poudre si délicate ? Suivez-nous dans les coulisses de sa fabrication.

L’ombrage

Tout commence dans les jardins de thé, environ trois à quatre semaines avant la récolte. Pour obtenir un matcha de grande qualité, on recouvre les théiers (Camellia Sinensis) de filets d'ombrage synthétiques ou en paille de riz.

Pourquoi ? En privant la plante de lumière directe, on force le théier à produire davantage de chlorophylle et d'acides aminés (notamment la L-théanine).

Le résultat : une couleur d'un vert vibrant et cette saveur si particulière, à la fois douce et onctueuse, que l’on appelle l’umami.

La récolte et le tri du tencha

Une fois cueillies, les feuilles sont rapidement passées à la vapeur pour stopper l'oxydation et préserver leur fraîcheur.

Les feuilles sont ensuite séchées à plat, puis débarrassées de leurs tiges et de leurs nervures. Ce qu'il reste s'appelle le tencha.

La lente transformation en poudre

Lors de l’étape finale, la plus spectaculaire et la plus exigeante, le tencha est broyé, entre deux meules de granit selon la méthode historique, ou grâce à des billes de céramique dans la plupart des cas.

Le saviez-vous ? Avec une meule de pierre, il faut environ une heure de broyage pour produire seulement 30 grammes de matcha de qualité supérieure.

Si l'on va trop vite, la friction dégage de la chaleur qui altère les arômes délicats du thé. La patience est donc l'ingrédient invisible de chaque boîte de matcha.

Me connecter