Est-ce que je vais avoir des carences en fer à cause du thé ?
En raison de sa forte teneur en flavonoïdes (en tanins notamment), le thé fait partie des aliments qui inhibent partiellement la disponibilité du fer. Selon les études, la consommation simultanée de thé noir et d’aliments contenant du fer empêche ainsi l’assimilation du fer d’environ 60 à 70%, indépendamment de la force du thé, tandis que sa consommation entre les repas l’inhibe d’environ 20%.
Cependant, cet effet inhibiteur ne concerne que le fer dit « non héminique », c’est-à-dire celui contenu dans les végétaux (légumes secs, graines, céréales complètes…), déjà difficile à absorber par l’organisme qui n’en assimile que 5 à 10%. Il ne concerne pas le fer dit « héminique » que l’on trouve dans les viandes, la volaille, les œufs, le poisson, les abats et qui, lui, est absorbé par le corps à hauteur de 20 à 30%. La consommation de thé n’a donc un impact que sur l’assimilation du fer d’origine végétale, qui est déjà peu assimilé par l’organisme.
Ainsi, les chercheurs estiment que chez les personnes dont les apports en fer sont suffisamment élevés et variés (viande, volaille, légumes secs…), la consommation de thé ne pose pas de problème, à l’exception des grands consommateurs (3 à 6 tasses par jour) et de certaines populations à risque dont les besoins en fer sont plus élevés (tels que les femmes enceintes ou les enfants en cours de croissance).