Ces trois types de céramiques peuvent être recouverts de différentes manières.
La glaçure, appelée aussi émail, est une matière vitrifiable qui enrobe la poterie pour la rendre plus dure, imperméable et apte à recevoir un décor. De nombreuses glaçures sont fabriquées à partir d’un mélange de silice et de plomb, mélange dans lequel celui-ci agit comme fondant dès 900°C, ce qui permet un émaillage dit « à basse température ». Pour les objets destinés à l’alimentation, et en premier lieu pour les tasses à thé, les glaçures sont faites sans plomb, avec des substituts feldspathiques, à bien plus haute température (1 200 – 1 350°C). La glaçure peut être colorée avec des oxydes métalliques. Les principaux sont l'oxyde de cuivre (qui donne des couleurs vertes, bleu turquoise, ou même rouge, selon les conditions de cuisson), l'oxyde de cobalt (bleu plus ou moins vif), l'oxyde de fer (rouge). D'autres couleurs sont obtenues grâce à l'or (rose), le titane (jaune) ou le manganèse (violet). Un grand classique de la céramique émaillée à haute température est le céladon. Ces oxydes métalliques, sous l’effet de la chaleur, se libèrent sous forme gazeuse et forment des bulles à la surface de l’objet en céramique. Au refroidissement, ces bulles s’oxydent et prennent des teintes et motifs variés et aléatoires, ce qui fait que chaque pièce de céramique vitrifiée est unique.
L’engobe est un revêtement fin d'argile, cru ou mélangé à des colorants, appliqué sur le corps de l’objet, pour en masquer les imperfections ou servir de fond à un décor peint. La grande différence avec l’émail est qu’il contient beaucoup plus d'argile dans sa composition, ce qui le rend plus opaque.
La couverte est également une matière vitrifiable, destinée à enrober grès et porcelaines. On l'obtient à partir du feldspath mêlé à des cendres végétales (potasse). Tout comme la glaçure, la couverte peut être colorée par des oxydes métalliques. Les motifs que l’on retrouve dans ces couvertures sont le résultat de plusieurs paramètres : température de cuisson, dosage des éventuels oxydes métalliques et bien sûr savoir-faire des artisans-céramistes.
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Voici quelques motifs courants que l’on retrouve dans la céramique chinoise :
- « Sang de boeuf » ou « rouge de cuivre ». C’est l’une des finitions les plus difficiles à obtenir : elle a été entourée de mystère pendant des siècles. L’émail est d’un beau rouge profond à teinte légèrement brune et ne peut être obtenu qu’au prix d’une cuisson sans oxygène, atmosphère indispensable à l’apparition de cette couleur.
- « Fourrure de lièvre ». L’émail est moucheté de couleur plus claire que le fond de la céramique, généralement dans des tons sombres (du noir au bleu nuit, en passant par le marron). L’effet évoque le pelage de cet animal.
- « Oeil de perdrix ». L’émail est luisant, brun foncé ou noir avec de délicates tâches assez circulaires, généralement d’un brun doré.
- « Plumes de perdrix ». Ce sont les mêmes couleurs mais avec un motif de lignes.
- « Tâches d’huile ». Le fond noir de la céramique est parsemé de tâches brunes ou rouille circulaires, avec un effet métallescent ou irisé.