Le Darjeeling Mist Bari Bio : Un thé noir d'exception de l'Himalaya

Boisé, ciré, mystérieux, le Darjeeling Mist Bari rassemble plusieurs facettes de ces thés noirs qui font notre bonheur dès le petit-déjeuner. Récolté au nord de l’Inde, au cœur des brumes himalayennes (« mist » signifiant « brume » en anglais), il raconte l’histoire de Darjeeling en une seule tasse.

Du thé dans l’Himalaya ?

Si aujourd’hui, Darjeeling est un terroir emblématique, il faut pourtant attendre le XIXe siècle pour que cette région enclavée entre le Népal et le Bhoutan devienne terre de thé. Une arrivée relativement récente dans l’histoire de cette boisson, là où le thé est par exemple cultivé en Chine depuis plusieurs millénaires !

Effectivement, si le thé était probablement présent en Inde à l’état sauvage dans l’Assam un peu plus à l’est (Camellia sinensis assamica), les théiers de Darjeeling sont pour leur part une variété chinoise (Camellia sinensis sinensis). Un mystère bien vite résolu lorsqu’on s’intéresse à l’histoire de Robert Fortune (lire Bruits de Palais n° 88, p. 30-31). Au XIXe siècle, ce botaniste britannique est mandaté par la Couronne pour percer le secret de la culture du thé, extrêmement bien gardé par les Chinois pour qui la fameuse boisson est un marqueur culturel autant qu’une source de revenus considérable. Refusant de céder aux prix demandés par les Britanniques, toujours plus friands de cette boisson, Robert Fortune s’introduit en Chine et commence sa mission d’espionnage. Grimé, le visage caché, il va observer la manière dont le thé est cultivé, puis manufacturé, dans le but d’importer illégalement des plants et des techniques en Inde afin d’y transplanter cette culture. Il y découvre notamment que thés verts et thés noirs sont en fait issus du même arbre…

Après un premier échec d’exfiltration de plants vers l’Inde colonisée, le second voyage en 1852 est le bon : les plants subtilisés survivent, et une fois plantés sur les pentes escarpées de l’Himalaya, ils révèlent le potentiel théicole de cette région nimbée de nuages.

Un thé emblématique de Darjeeling

À Darjeeling, le thé est récolté du printemps à l’automne, et chaque saison a sa signature gustative. Le Darjeeling Mist Bari possède toutes les caractéristiques des thés d’été : ses notes douces se font boisées, cirées, cacaotées. Rond et faible en astringence à l’inverse des premiers Darjeeling de printemps, il offre une profondeur qui plaît au plus grand nombre.


Mais c’est également un thé surprenant qui révèle à la dégustation des notes de fruits cuits et de purée d’amande. Un éveil des sens tout en gourmandise pour ce thé noir d’altitude.

Des matins au rythme du thé

Ce Darjeeling accompagne aussi bien un petit-déjeuner rapide fait de tartines et d’un fruit qu’un généreux brunch. Il répand sa douce énergie en début de journée. On la doit autant aux quelques bourgeons présents qu’aux propriétés stimulantes pour le cœur des thés noirs. Il est aussi possible de l’associer avec du lait pour un tea time à l’anglaise riche de scones, de cakes aux fruits et de petits sandwiches... L’occasion de goûter aux origines multiculturelles de cette terre de thé devenue incontournable.

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