Un shiboridashi traditionnel
Ce shiboridashi en terre est le résultat du travail artisanal de monsieur Yukitaka Umehara, à Tokoname, ville située dans la préfecture d’Aichi.
Entièrement fait à la main au tour de potier, de la précision est apportée dans chaque geste et chaque finition. La couleur noire profonde de la terre, elle, est obtenue grâce à une double cuisson par réduction dans le four Gyokko, dont l’existence et le savoir-faire remonte à 60 ans d’histoire.
Sa contenance de 5 cl et sa forme traditionnelle conviennent parfaitement à l’infusion des thés verts japonais les plus délicats dont la richesse aromatique est sublimée par la matière poreuse de la terre.
En savoir plus sur le shiboridashi
Le shiboridashi est un objet du thé japonais destiné à l’infusion des thés verts japonais, notamment le gyokuro, connu pour ses notes aromatiques riches et complexes, ou encore les thés sencha et kabusecha. Comme ces types de thés s’infusent à une température relativement basse (entre 50°C et 70°C), le shiboridashi s’utilise sans risque de se brûler.
La petite taille du shiboridashi convient parfaitement à l’obtention d’une liqueur révélant toutes les subtilités des grands thés verts japonais.
La terre de Tokoname est une argile très dense et microporeuse qui se patine au cours des utilisations. Ses propriétés uniques permettent de dévoiler toutes les subtilités de la texture et des arômes du thé japonais infusé.
La couleur noire de la terre est obtenue pendant la cuisson en privant le four d’oxygène, ce qu’on appelle une « cuisson par réduction ».
Un objet idéal pour le Senchado
La préparation traditionnelle des thés japonais s’inspire d’une cérémonie appelée Senchado. Le Senchado est un rituel qui s’inscrit dans la voie du thé (chado), au côté du Cha No Yu. La différence entre les deux cérémonies tient au thé : le Cha No Yu est une cérémonie autour du Matcha, tandis que le Senchado est centré autour des thés en feuilles (gyokuro, kabuse, sencha).
La technique traditionnelle inspirée du Senchado peut se pratiquer de deux façons différentes :
- soit en utilisant un kyusu : la théière traditionnelle japonaise
- soit en utilisant un shiboridashi : ustensile s’apparentant au hohin et rappelant la tasse à couvercle chinoise du nom de gaiwan.