Thé et santé

Dès son apparition en Asie, le thé fut considéré comme un aliment bienfaisant pour l'organisme. Les références les plus anciennes sur le thé dont dispose l'historien mettent en avant ses propriétés médicinales : le thé était utilisé à l'origine sous forme de pâte, en cataplasme pour combattre les rhumatismes. A leur manière, les légendes sur le thé, qu'elles soient chinoises, indiennes ou japonaises, illustrent toutes les propriétés stimulantes et tonifiantes du thé.

Des bienfaits connus de longue date

Tout commence en 2737 avant notre ère, en Chine. Selon la légende, alors que l'empereur Shen Nung faisait bouillir de l'eau à l'abri d'un arbre pour se désaltérer, une légère brise agita les branches et détacha quelques feuilles. Elles se mêlèrent à l'eau et lui donnèrent une couleur et un parfum délicat. L'empereur y goûta, s'en délecta et en repris. L'arbre était un théier sauvage : le thé était né.

Théine ou caféine ?

La caféine et la théine sont en réalité une seule et même molécule. La teneur en caféine d'un thé dépend à la fois de la feuille utilisée, et de la saison de la récolte, les variations climatiques affectant la maturité de la feuille.

Comment détheiner son thé ?

Il est très facile de « déthéiner » soi-même son thé sans en altérer la saveur : la caféine du thé étant un composant qui se libère dans les premières secondes de l'infusion, il suffit de rincer les feuilles avec une première eau frémissante que l'on jette au bout d'une dizaine de secondes.

Le rôle des tanins ou polyphénols

Les tanins ou polyphénols du thé sont des substances comparables aux tanins que l'on trouve dans le vin. Certaines qualités du thé, comme sa couleur, son corps ou sa puissance, dépendent directement de ces dérivés polyphénoliques et des transformations qu'ils ont pu subir.

On reconnaît aisément un thé riche en tanins à l'astringence de sa liqueur, qui devient parfois de l'amertume lorsque le thé est trop infusé : les tanins se libèrent lentement mais de façon croissante, ainsi une infusion trop longue augmente considérablement leur concentration et donne au thé son amertume.

Des effets antioxydants

 

De nombreuses hypothèses scientifiques relatives à l'action antioxydante des polyphénols font l’objet de recherche. Présents en quantités importantes dans les fruits, les légumes, le vin rouge et le thé vert, les polyphénols joueraient un rôle essentiel dans la lutte contre les radicaux libres, responsables du vieillissement cellulaire. Ces recherches ne se font, en aucun cas, dans un cadre thérapeutique mais uniquement en termes de régime alimentaire préventif.

Quelles vitamines et sels minéraux ?

Le thé contient de la vitamine C (environ 250 mg pour 100 g de feuilles fraîches). En revanche, celle-ci est entièrement détruite dès lors qu'elle est infusée dans une eau supérieure à 30°C. Le thé ne peut donc pas se prévaloir d'un apport en vitamine C.

Le thé contient également de la vitamine P, des vitamines du groupe B et des minéraux comme le potassium et le fluor.

Le thé et ses effets sur le fer

 

On entend souvent dire que boire du thé ferait baisser le taux de fer présent dans le corps humain. En effet, les tanins présents dans le thé, intéressants à plusieurs titres pour la santé, ont un défaut : ils empêchent le fer des aliments d'être absorbé complètement par l'organisme lors de la digestion. C'est pourquoi la consommation de thé est déconseillée aux femmes enceintes, qui peuvent cependant se rabattre sur les rooïbos et infusions sans théine.

Une consommation très importante de thé au quotidien (plus de 1,5 litre par jour) pourra avoir des conséquences sur l'assimilation du fer par l'organisme. Cela ne pose pas de problème particulier si le buveur de thé ne souffre pas de carence en fer et que son alimentation est équilibrée. Dans le cas contraire, il est conseillé d'attendre 40 minutes après le repas pour boire du thé.