Quand on parle de thé, Taïwan redevient Formose, "la Belle", nom donné à l’île par les Portugais à leur découverte.
Les conditions sont idéales pour la culture du théier puisque l’île, située sous le Tropique du Cancer, connaît une forte hygrométrie et présente une altitude moyenne relativement élevée; c’est d’ailleurs à Taïwan que se trouve la plantation la plus haute du monde, à 2450 mètres.
L’implantation du thé date de 1796 alors que les Chinois commençaient à s’installer sur place et à acclimater des plants ramenés du Fujian mais c’est en 1860 que la production a commencé à prendre son essor et à s’exporter. Cependant, à la fin des années 1970, l’état a insufflé de nouvelles orientations à la culture du thé si bien qu’aujourd’hui, 85% de la production est consommée sur place et que le thé de Taïwan ne se compose plus de thés noirs et verts de qualité standard, mais il est devenu synonyme d’excellence dans la famille des oolong. On trouve aussi de très beaux thés noirs capables de rivaliser avec les plus beaux Grands Crus de Chine Continentale.

Oolong ou thés semi-oxydés

Taïwan est réputée pour ses thés semi-oxydés appelés oolong, ce qui signifie « Dragon Noir » en chinois. Ceux-ci peuvent subir des oxydations très variables selon les plantations, ce qui rend un peu caduque l'opposition entre méthode chinoise et méthode taïwanaise, qui a longtemps prévalu pour qualifier les Oolong.

Les thés taiwanais sont donc classés en fonction de leur degré d'oxydation et non plus en référence à une méthode de préparation.

Thés fumés

 

Taïwan produit également des thés fumés très appréciés des amateurs, des lapsang souchong.